J’ai trente-sept ans et je n’ai jamais eu de petite amie (et ce n’est pas voulu et j’ai franchement « tout » essayé !)
Note : mieux vaut commencer le récit par ici !
Vous allez vous dire que je m’obstine avec elle. Je suis tellement persuadé qu’elle vaut mieux que cette image et qu’elle souffre de tout ceci… que je ne peux m’en empêcher. Bref, nous continuons à converser. De son côté une course arrive. Elle tarde beaucoup à me donner les résultats. Aussi, je vais regarder sur le site. Et là, je vois une photographie d’elle main dans la main avec…
Nous sommes en début d’après-midi, je suis au travail avec Janot. Quel choc ! Nous nous isolons tous les deux et j’appelle Clémentine. Elle ne peut qu’avouer… Son père aurait deviné et lui aurait conseillé de lui pardonner. En tant qu’ami, je lui pose une question simple : « comment peux-tu lui refaire confiance ? » Et : « Il t’a déjà menti une fois ! » Je suis choqué, mes mains et mes jambes tremblent. Janot en est le témoin. Je me sens trahis, je pensais qu’elle réfléchissait à « notre » avenir (au sien, et aux impacts sur notre relation). La désillusion est grande et le sentiment qu’elle m’a « menti » également.
Me sentant trahi, je sens… qu’elle me cachait bien des choses. Aussi, j’« enquête » sur l’autre. Elle m’avait indiqué qu’il courrait beaucoup. En fait c’est encore plus fou que cela. Les deux se connaissent depuis 2017 ! Plusieurs courses avec exactement le même temps sont à leur actif. Bref la soi-disant personne rencontrée l’été 2018 est bien plus ancienne. C’est encore pire que ce que je pensais. Elle le connaissait et était peut-être avec lui avant de me rencontrer. Ne pouvant garder ces révélations pour moi, je me décide de lui écrire une missive exposant mes découvertes et les déductions que j’en tire. Concomitamment, elle m’envoie un S.M.S. pour m’annoncer sa nouvelle rupture. À la réception de cette lettre, elle aura cette réaction attristante : « tu n’as pas tous les éléments du puzzle mais ce n’est pas grave ». Je l’appelle immédiatement et je la retrouve avec un tout petit moral. Je lui remonte un peu et je lui signale que cela est « grave », au sens où cela m’importe.
Deux jours plus tard, elle avouera : « sa honte » et « sa souffrance » de ne pas m’avoir tout dit avant, qu’elle ne « savait pas comment s’y prendre » ; qu’avant, il avait été « très très pressant avec elle » [en langage juridique, cela s’appelle du harcèlement] ; qu’elle « s’est méfiée, braquée […] » [cela renforce le harcèlement] ; qu’à côté de cela, il était « très généreux, disait et faisait “tout ce qu’il fallait” »… mais que « ses craintes ont trop rapidement été fondées : il se moque d’elle n’a nullement l’intention de divorcer, fait passer sa vie personnelle et professionnelle avant toute chose. Bref, elle me passe les détails sordides » [cela s’appelle de la manipulation et c’est immoral… à défaut d’être pénalement répréhensible] ; elle conclut avec : « ça m’a coûté de ne pas t’en parler. Mais je ne savais pas trouver les mots. Je peux y penser sans honte, d’autant que j’ai le sentiment d’un énorme gâchis. » ; plus tard, elle avoua avoir été mise en garde sur le côté toxique de la relation par ses camarades de course et qu’en fait elle s’était engueulée sur le sujet avec son père. (Sic).
Je ne suis pas du genre à vouloir garder de rancune contre les personnes… quand je les estime victimes. Nous nous revoyons assez rapidement. Je me découvre un côté tactile (un première) en lui touchant pas mal le dos assez naturellement pour lui remonter le moral. À la fin, sempiternel baiser sur le front. Nous nous enlaçons courtement (encore une nouveauté). La conclusion, c’est elle-même qui est la mieux placée pour la tenir : je lui ai remonté le moral car elle déprimait.
Peu après, je pars sur Paris. Pour mon travail cette fois ! Tout de même une autre nouveauté dans ce récit. Elle redisparaît un peu. Mais cette fois-ci, elle m’expliquera facilement et rapidement la raison. Elle a tout racontée à sa meilleure amie. Et cette dernière lui a mis la pression pour que Clémentine réponde à mes sentiments ! Pour éviter tous faux espoirs,, elle fuyait. Nous continuons à échanger sans plus nous revoir. Notamment parce que je suis parti deux semaines en Irlande mais également parce qu’elle choisira à mon retour de ne plus me répondre… Ainsi s’achève un nouveau chapitre de notre relation. Il est temps pour moi d’essayer autre chose.